Poursuivant sa mission d’évaluation du projet de reboisement participatif dans la sous-préfecture de Linko, la délégation conjointe composée des représentants d’Earthshot Labs et des partenaires de l’ONG Arborise-GUIDRE s’est rendue dans le village de Diaragbéréla. Cette étape, marquée par un échange structuré avec les différentes catégories socioprofessionnelles locales, a permis de renforcer l’appropriation communautaire du projet et d’enrichir la compréhension mutuelle entre les parties prenantes.
Dès leur arrivée, les membres de la mission ont été accueillis par les familles locales, regroupées en deux catégories clés : les « familles graine », détentrices de savoirs et pratiques liés aux semences et à la reforestation, et les « familles terriennes », garantes des terres à valoriser. Après une présentation des objectifs de la mission, M. Philippe Nicod, président fondateur de l’ONG suisse Arborise, a pris la parole pour revenir sur l’importance de cette visite : « Cette mission vise à écouter, comprendre et mieux accompagner les communautés dans la mise en œuvre du projet. C’est un moment clé pour consolider notre collaboration.
La parole a ensuite été donnée aux hôtesses pour modérer un débat ouvert avec les membres de la communauté. Plusieurs questions d’éclaircissement ont été posées par les habitants, notamment sur les modalités d’implication des familles, la gestion des espaces reboisés et les retombées du projet à moyen et long terme. Les réponses apportées par la délégation ont été jugées satisfaisantes par l’ensemble des participants, notamment les partenaires stratégiques, qui ont salué la qualité du dialogue instauré.
Fidèle à son approche inclusive, l’ONG GUIDRE a organisé une session d’évaluation participative en séparant les groupes de travail par genre. Cette méthode a permis aux femmes du village de Diaragbéréla de s’exprimer librement sur leur rôle dans le projet, leurs attentes et les bénéfices qu’elles en espèrent. Ces témoignages précieux ont enrichi l’analyse des dynamiques locales et permis d’identifier des pistes concrètes pour renforcer la dimension genre du projet.
L’étape de Diaragbéréla confirme l’importance du dialogue communautaire dans la réussite des projets de reboisement. Elle reflète l’engagement des partenaires à co-construire des solutions durables avec les communautés, dans un esprit de transparence, d’écoute et de responsabilité partagée.
La mission se poursuivra dans d’autres localités avec la même rigueur, afin d’assurer un suivi qualitatif du projet et de consolider les bases d’une gouvernance locale forte et durable autour des enjeux de restauration écologique et d’adaptation climatique.


