Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de reforestation communautaire appuyé par l’ONG suisse ARBORISE, la journée du mercredi 14 mai a été dédiée à une importante session de formation et d’échanges sur la clé de répartition des revenus issus du crédit carbone. Cette rencontre a rassemblé les membres de la coopérative du projet ainsi que des représentants de l’administration locale, sous l’égide de l’ONG GUIDRE.
La session a été introduite par M. Philippe Nicod, président fondateur de l’ONG ARBORISE, qui a rappelé le chemin parcouru depuis le lancement du partenariat : « Cela fait trois ans que nous travaillons avec 293 familles terriennes et 293 familles semencières. Chaque famille a reçu un accompagnement financier annuel d’un million de francs guinéens, soit trois millions sur trois ans. En cette quatrième année, nous entrons dans une nouvelle phase où les bénéficiaires commenceront à percevoir les revenus issus du crédit carbone, une source de financement durable et significative. L’objectif de cette session est donc de réfléchir, avec la coopérative et les autorités, à une répartition juste et équilibrée de ces revenus entre les villages, les familles terriennes et les femmes mesureuses. »
Après la présentation des grandes lignes, les participants ont été répartis en quatre groupes de travail, chacun chargé de proposer une clé de répartition des revenus selon différents critères : performance des parcelles, entretien régulier, cohésion sociale et équité entre les bénéficiaires.
Pour M. Issiaka Condé, représentant du groupe de travail de Deyla, l’approche doit être basée sur l’effort fourni par les familles : « Notre groupe propose que les familles qui entretiennent bien leurs domaines reçoivent 65 % de la part qui leur est due, contre 35 % pour celles dont les parcelles sont moins bien entretenues. Un écart trop grand serait contre-productif et pourrait créer des frustrations à long terme, ce qui nuirait à la dynamique du projet. »
Un autre point de vue a été exprimé par Imam Bangaly Condé, qui a insisté sur l’importance de préserver l’harmonie sociale dans les villages : « Il est essentiel de renforcer les liens entre les membres d’une même communauté. Si l’on favorise trop une famille par rapport à une autre, même pour de bonnes raisons techniques, cela peut créer des tensions. Notre groupe suggère une différence modérée, afin de valoriser les efforts tout en maintenant l’équité entre les bénéficiaires. »
Ces différents échanges marquent une étape cruciale dans la gouvernance participative du projet. Les propositions issues des groupes seront soumises à l’Assemblée générale des membres pour validation finale, conformément aux principes de transparence et d’inclusion promus par l’ONG GUIDRE et ses partenaires.
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